Le Cap de Nice et Villefranche-sur-Mer
Le Cap de Nice et Villefranche-sur-Mer
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Le Cap de Nice et Villefranche-sur-Mer

Dans le prolongement du Mont-Boron, le Cap de Nice sépare le bassin Lympia de la rade de Villefranche, considérée comme l’une des plus belles du monde. Les deux secteurs à la végétation luxuriante, en prise directe avec la Méditerranée, séduisent une clientèle locale, nationale et internationale..


Scandinaves, Britanniques, Français, Suisses et Russes apprécient l’exposition sud du Cap de Nice, la vue imprenable sur la Baie des Anges ou la rade de Villefranche et la proximité des plus sélects quartiers de la capitale azuréenne : le port, la place Garibaldi, la vieille ville, la promenade des Anglais, le cours Saleya et même le Carré d’Or, situés à quelques stations de tramway », introduit Benjamin Mondou de Century 21 Lafage Transactions. Dans les résidences Aigue Marine ou Les Néréides, l’appartement de 80 m2, trois pièces à remettre au goût du jour, avoisine le million d’euros. Les maisons bénéficient d’un terrain restreint, un manque largement compensé par l’accès direct à la mer. Une villa de 200 m2 vaut là 3 M €. 800 m2 habitables sur une parcelle de 5000 m2 jouissant de prestations particulières telles que les piscines intérieure et extérieure, le spa, le home cinéma atteignent 20 M €. La pénurie de biens disponibles explique le faible niveau de transactions dans ce quartier considéré comme une valeur sûre. Actuellement, on demande 4,5 M € pour une maison en parfaite condition de 160 m2 sur deux niveaux et son terrain de 850 m2 susceptible d’accueillir une piscine. « Le marché de Villefranche se révèle bien plus actif », poursuit le professionnel. En témoigne les nombreuses demandes enregistrées entre Noël 2019 et le jour de l’an. Scandinaves et Anglais côtoient les Parisiens en résidence secondaire. Tous apprécient le soleil, la vue mer ou encore les vues plongeantes sur le village haut en couleurs. Beaucoup envisagent même d’y installer leur famille et d’effectuer les allers-retours professionnels avec les grandes capitales européennes. Parmi les transactions, on compte 70 % d’appartements et 30 % de villas. Il n’y a quasiment plus de foncier disponible. Le segment collectif oscille, hors exception, entre 7.000 et 10.000 €/m2 selon l’état, l’étage et la vue. La grande majorité se compose de biens compris entre 70 et 90 m2, ouverts sur des terrasses. Les villas, d’environ 200 m2 en général, se dressent sur des terrains de 800-1000 m2 avec piscine, des critères justifiant des ventes autour de 3 M €. Les Monégasques sont également très présents, quand les internationaux succombent aux qualités du Castelet, un domaine privé et sécurisé de 70 villas de 1,5 à plus de 20 M €. Louise-Bordes, une artère en bord de mer à la jonction du Cap Ferrat offre, enfin, une exposition plein sud, des arbres multiséculaires et de très généreuses superficies. Ce véritable havre de paix ne compte pas plus de dix sublimes villas, qui n’ont rien à envier aux plus luxueuses propriétés du cap le plus cher de France.

« Depuis la vente du célèbre Palais Maeterlinck à un prix moyen de 17.000 €/m2 et de trois appartements de grande qualité en 2019 à plus de 15.000 €/m2, le Cap de Nice se montre actuellement plus calme », confirme Michaël Fusaro de Nice Properties. Le stock de biens disponibles s’avère actuellement plus traditionnels. Situés de l’autre côté de la corniche, ces appartements valent en moyenne 9.000 €/m2, des barèmes également pratiqués sur le port de Nice ou sur la place Garibaldi. Les quelques maisons à la vente s’échelonnent de 2,5 à 5 M €. Seules deux exceptions justifient en ce moment même, sur ce marché de niche, des prix supérieurs à 10 M €. Les appartements du cœur de Villefranche ne manquent pas de charme en dépit de l’absence d’ascenseur, de cave, d’extérieur, de vue et de stationnement. Ils se négocient 6.000-7.000 €/m2, quand les programmes neufs de la basse corniche avec panorama azur tournent autour de 10-12.000 €/m2. Le Col de Villefranche séduit, quant à lui, les actifs locaux, mus par la proximité des axes routiers structurants du département. Les tarifs démarrent à 8000 €/m2 pour atteindre des pointes à 12.000 €/m2 en échange de références magnifiquement rénovées dans des résidences avec parc, piscine et gardien. Les acquéreurs veulent désormais du clé en mains, des biens restaurés, décorés, climatisés et entièrement équipés, notamment d’une domotique dernier cri. Les marchands de biens présents sur le secteur s’attellent à répondre à cette demande, quand 70 % des biens en portefeuille requièrent un rafraîchissement dans le meilleur des cas. Les acheteurs ont découvert Villefranche au moment des vacances, voire y possèdent déjà un pied-à-terre. Les amateurs de villas recherchent des rénovations contemporaines, de larges ouvertures, des vues spectaculaires, des suites et de généreuses pièces à vivre.

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Cette propriété pieds dans l’eau du Cap de Nice construite en 2019 se compose de trois niveaux desservis par un ascenseur et de quatre confortables suites. Disponible à la location à partir de 10.000 €/semaine. Azur Méditerranée (04 93 01 70 75).

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Cette villa de Villefranche- sur-Mer développe 388 m2 (quatre suites et un appartement indépendant) sur un terrain de 2234 m2 avec piscine orienté sur la Méditerranée. 4.990.000 €. Century 21 Lafage Transactions (04 93 04 00 40).

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Entre le Vinaigrier et le col de Villefranche, cette villa contemporaine en excellent état recèle 242 m2 (quatre suites). 3,5 M €. Nice Properties (04 93 01 50 00).

« La location saisonnière se porte bien, notamment sur le segment haut de gamme. Le Cap de Nice possède une réelle renommée à l’international, qu’il s’agisse de son image de carte postale ou de la restructuration urbaine du quartier du port de Nice qui s’anime en contrebas », analyse Frédérique Mathias d’Azur Méditerranée. Désormais, les clients apprécient tout autant la capitale azuréenne que la Principauté de Monaco. Ils déboursent à partir de 10.000 € en échange d’une semaine dans une maison neuve - quatre suites, un ascenseur qui dessert les différents niveaux et un accès direct et privatif à la mer. A Villefranche, la célèbre Schiffanoia - vingt-six pièces dont onze suites - démarre à 50.000 €/semaine avec l’entretien intérieur et du jardin, pour dépasser 300.000 €/le mois d’août. Durant quatorze mois, des Russes l’ont occupée, avant de laisser place, cet été, à des Saoudiens. Sur le front du luxe, l’essentiel des transactions s’échelonne de 20.000 à 25.000 €/la semaine, des tarifs similaires, à bien équivalent, à Beaulieu et au Cap d’Antibes et inférieurs au Cap Ferrat. Les vues plongeantes sur la mer, le cachet de la vieille ville et l’extrême proximité de Nice et de son aéroport international remportent un franc succès. En 2019, les plus belles propriétés trouvent preneurs, quand le moyen de gamme subit la concurrence d’Ibiza, de Mykonos ou, dans une moindre mesure, du Portugal.


Ecrit par
Laetitia Rossi