Côte Basque : Le Luxe garde le cap
Après la flambée post-Covid et 2 années d’ajustement, les acquéreurs sont devenus plus attentifs aux prix, tandis que les propriétés les plus qualitatives continuent de susciter une demande soutenue. Décryptage avec Philippe Thomine-Desmazures, directeur général et associé de Barnes Côte Basque.
Après les excès des années 2020-2021 et les corrections qui ont suivi, le marché sur la Côte basque s’est assaini et les vendeurs ont ajusté leurs prétentions. « Les prix affichés sont aujourd’hui plus réalistes et les vendeurs moins gourmands », observe Philippe Thomine-Desmazures. Une évolution qui contribue à fluidifier les transactions, notamment à Anglet, Biarritz, Bidart, Ciboure et Saint-Jean-de-Luz.
Mais plus que jamais, l’état du bien fait la différence. « Sur les maisons et appartements haut de gamme, impeccablement rénovés, les ventes se réalisent relativement vite, généralement en 3 ou 4 mois, y compris sur des biens au-delà de 2 M d’€. » À l’inverse, les biens nécessitant d’importants travaux trouvent preneur à condition d’accepter une négociation qui peut atteindre 5 à 10 %. Un phénomène accentué par le coût des rénovations, désormais pleinement intégré dans les arbitrages des acquéreurs. Dans ce contexte, le très haut de gamme fait figure d’exception. « Plus le marché est premium, plus il est actif », résume Philippe Thomine-Desmazures.
Les transactions supérieures à 3 M €, autrefois ponctuelles, se sont banalisées et les ventes autour de 5 M € ne sont plus des événements isolés. La demande se concentre sur une typologie précise : des propriétés clés en main, idéalement avec vue mer, piscine, parfois tennis, et 5 ou 6 chambres au minimum. « Récemment, nous avons vendu off market une maison de 380 m² à Chiberta pour 6 M €. Nous avons également concrétisé en juin la vente d’un appartement de 65 m² à plus de 41.000 €/m². » Une dynamique qui porte les résultats de Barnes Côte Basque : « 2026 est notre meilleure année en nombre de ventes. Nous comptabilisons 75 transactions entre octobre 2025 et octobre 2026. La clientèle demeure majoritairement française, mais s’internationalise davantage avec l’arrivée d’une clientèle ukrainienne disposant de budgets importants. »
Quant aux acquéreurs français les plus fortunés, ils continuent de privilégier la Côte basque pour leurs résidences secondaires. Une solidité qui nourrit la confiance de Philippe Thomine-Desmazures : « Nous sommes dans un contexte de crise permanente depuis quelques années et je crois que nous nous y habituons. Je reste toujours très surpris par la résilience du marché de la Côte basque qui affiche toujours une belle dynamique. »