Rendez-vous Culturels

Tout au long de l’année de nombreuses expositions, pièces de théâtre et autres manifestations.
Gros plan sur une activité culturelle florissante.



Artiste paysagiste azuréen, Henri Olivier propose un regard personnel sur les espaces du musée Chagall à Nice. Attentifs aux jeux d’ombres et de lumière, l’artiste installe ses œuvres entre intérieur et extérieur créant un subtil dialogue avec le bâtiment, son jardin et la collection du musée.

Re­connu dès ses débuts pour ses photographies de mode, Richard Avedon a développé au long de sa vie une œuvre exceptionnelle, jalonnée de rencontres avec des stars françaises ou travaillant en France. L’exposition, qui rassemble près de 200 images, raconte l’attachement profond pour la France de l’un des plus grands photographes américains de la 2e moitié du XXe siècle. Jusqu’au 26 février. BnF François Mitterrand, quai François Mauriac, Paris 8 (01 53 79 59 59).

Dans ce ballet, deux danseuses que tout semble opposer deviennent les deux faces d’un même miroir. Dirigé et dansé par la célèbre chorégraphe Bianca Li, accompagnée de la danseuse Maria Alexandrova, le spectacle en douze séquences se déroule dans un cube de lumière, entre chaos et harmonie. Les costumes sont signés Azzedine Alaïa, Jean-Paul Gaultier et Stella McCartney. Les 28 février et 1er mars. Théâtre Anthéa, 260 avenue Jules Grec, Antibes (04 83 76 13 13).

Organisé de façon thématique et chronologique, ce nouvel accrochage des collections du musée permet de découvrir les sources d’inspiration du peintre à travers le prisme de l’intime. Ce parcours inédit réunit une soixantaine d’œuvres dont, pour la première fois, de nouvelles acquisitions ainsi que quelques prêts exceptionnels de collectionneurs privés. Pierre Bonnard (1867 - 1947) est un peintre français majeur du début du XXe siècle. Il est l’un des fondateurs du mouvement Les Nabis avec entre autre Édouard Vuillard. Jusqu’au 23 avril. Musée Bonnard, 16 boulevard Sidi Carnot, Le Cannet (04 93 94 06 06).

Son influence n’a cessé de grandir ses dernières années. Né en 1926 à Nuremberg, Gustav Metzger a contribué dès l’aube des années 1960, à la redéfinition de l’art, explorant de nouvelles modalités de créations et ancrant sa démarche dans les grands enjeux de son époque. À l’instar des Nouveaux Réalistes, il est connu pour ses œuvres articulées à partir d’objets du quotidien et de matériaux industriels amenés à se dégrader. Du 11 février au 14 mai. MAMAC, place Yves Klein, Nice (04 97 13 42 01).

La diva Cécilia Bartoli renoue avec un de ses premiers rôles, lorsqu’elle se fit remarquer au Metropolitan Opera de New York en 1996. Chef d’œuvre de Rossini, La Cenerentola s’inspire du conte Cendrillon de Charles Perrault. Entre rires et émotions, cette coproduction avec l’Opéra de Monte-Carlo est une délicieuse façon de débuter l’année en toute légèreté. Du 4 au 7 février. Grimaldi Forum, 10 avenue Princesse Grace, Monaco (00 377 99 99 20 00).

Monaco accueille un nouveau salon international de l’automobile à ciel ouvert organisé par la société Expo Monaco. Les véhicules propres, innovants et de prestige seront à l’honneur au sein de stands répartis dans toute la principauté. Des navettes électriques conduiront les visiteurs d’un espace à l’autre. Du 16 au 19 février. Monaco. www.salonautomonaco.com

Entre émotion et sensorialité, cette nouvelle institution culturelle propose un parcours original, à la fois pédagogique et ludique pour appréhender l’univers du parfum et dévoiler ses mystères. Dans un hôtel particulier de 1400 m2 planté sur l’élégante rue du Faubourg Saint- Honoré qui a abrité au XIXe siècle la demeure d’Antoine-Marie Roederer et plus récemment la maison de couture de Christian Lacroix, cette splendeur de musée retrace l’histoire des parfums depuis l’Egypte des pharaons jusqu’à nos jours. Sublime. Grand musée du Parfum, 73 rue du Faubourg Saint-Honoré, Paris 8. www.grandmuseeduparfum.fr

L’œuvre du britannique Stanley William Hayter est considérée comme l’une des plus importantes dans le domaine de la gravure. L’Atelier 17 qu’il créa à Paris en 1927 a d’ailleurs permis à la génération des avant-gardes du XXe siècle (Miro, Picasso, Masson…) de s’initier à cette technique. Parallèlement à la rétrospective qui lui est consacrée au Metropolitan Museum à New York, Cannes présente en exclusivité un ensemble de 120 œuvres. Jusqu’au 30 avril. La Malmaison, 47 boulevard de la Croisette, Cannes (04 97 06 44 90).

Sur scène ou en apesanteur, les danseurs de ce ballet contemporain jouent avec des images animées, générées en direct. Mis en scène par Claire Bardainne et Adrien Mondot, ce show futuriste offre une réjouissante puissance émotionnelle. Une spectacle féérique hautement esthétique et subtilement orchestrée. Le 28 janvier. Palais des Festivals et des Congrès, Cannes (04 92 98 62 77).

Fondé en 1919 à Weimar, dissout en 1933 à Berlin face à la montée du nazisme, le Bauhaus est une école d’enseignement artistique qui s’est imposée comme une référence incontournable de l’histoire de l’art du XXe siècle. Plus de 900 œuvres, objets, pièces de mobilier, textiles, dessins, maquettes et peintures replacés dans leur contexte historique, témoignent de l’extrême richesse de ce courant faisant écho à l’artisanat et à l’industrie. Until February 26th. Les Arts Décoratifs, 107 rue de Rivoli, Paris 1 (01 44 55 57 50).

Artiste américain majeur, Carl Andre, né en 1935 à Quincy, Massachusetts, est l’un des principaux acteurs du minimalisme. Cette rétrospective (Sculpture as place - 1958-2010) révèle comment, à partir d’éléments standards et de matériaux industriels bruts, l’artiste redéfinit la sculpture comme un lieu d’expérience de l’espace, de la forme et de la matière. L’apparente simplicité des œuvres exposées remet en jeu les notions traditionnelles de technique et d’installation. Le visiteur est parti prenante de l’œuvre. Jusqu’au 12 février. Musée d’Art Moderne, 11 avenue du Président Wilson (01 53 67 40 00).

En ouverture de la nouvelle édition du festival Monaco Dance Forum, les danseurs du Ballet National de Marseille présenteront Extremalism - le corps en révolte, un ballet contemporain d’Emio Greco et Pieter C Sholten. Des compagnies internationales offriront les jours suivants de fabuleux spectacles dont de nombreuses créations. La Compagnie des Ballets de Monte-Carlo se produira les 16, 17 et 18 décembre lors de soirées entières signées par le chorégraphe-directeur Jean-Christophe Maillot. Du 10 au 21 décembre. www.balletsdemontecarlo.com

Créée à l’occasion des trente ans de la disparition du photographe Jacques-Henri Lartigue (1894-1986), cette exposition rétrospective rassemble ses plus belles photographies en couleur prises sur la Côte d’Azur entre 1920 et 1977. Le célèbre photographe effectua plusieurs séjours sur la Riviera avant de s’installer définitivement à Opio, en 1960.

Le pianiste ukrainien Dimitri Naïditch revisite en version jazz les grands classiques de Mozart. Amoureux de la musique du génie autrichien, qui lui-même était connu pour ses talents d’improvisateur, le musicien révèle ainsi tout l’éclat de ses thèmes les plus connus en leur donnant un nouvel éclairage. Etonnant ! Le 9 décembre. Théâtre Croisette - JW Marriott, 50 boulevard de la Croisette, Cannes (04 92 98 62 77).

De nombreuses démonstrations culinaires seront réalisées chaque jour par de grands Chefs locaux, dont Jean-Claude Brugel (M.O.F et Chef de cuisine de l’Hirondelle - Thermes Marins de Monaco) durant la 21e édition du salon Monte-Carlo Gastronomie. Cette escapade gourmande se déguste sous le chapiteau de Fontvieille où une exceptionnelle sélection de produits de bouche : foie gras, truffes, caviar, chocolats, confitures, vins... sera présentée en dégustation-vente. Du 25 au 28 novembre. Chapiteau Fontvieille, Monaco (www.montecarlogastronomie.com).

Cette exposition est le fruit de la rencontre entre deux artistes : le photographe de l’Opéra de Nice, Dominique Jaussein et George Oliveira, danseur soliste des Ballets de Monte-Carlo. Signature Gestuelle reflète avec force et grâce, le dialogue gestuel du danseur - expert de son corps - avec le photographe. Un livre rassemblant l’ensemble des photos est en vente à la galerie. Jusqu’au 30 décembre. Darkroom Galerie, 12 rue Macarani, Nice (06 12 55 33 88).

Cette pièce issue du roman de Diderot La Religieuse adaptée par Gaëlle Boghossian, peint un monde complexe, entre perversion et détournement sulfureux, d’où émerge le cheminement d’une femme vers son indépendance, affirmant le droit à la justice et à la liberté. Ce spectacle troublant mêle réalité et fantasme dans un vertigineux tissage musical et visuel, où l’art vidéo est mis en avant. Les 29 et 30 novembre. Antibes. Théâtre Anthéa. 206, avenue Jules Grec. (04 83 76 06 13 13)

Reconnu comme un pionnier du design industriel français, Roger Tallon (1929-2011) fait l’objet d’une rétrospective hommage abordant toutes les facettes de sa personnalité et de son travail. En six décennies, il a imposé une approche nouvelle, à la fois ancrée dans l’univers de l’industrie et très ouverte à tous les domaines de la création contemporaine. Son nom est notamment attaché à celui du TGV Duplex, du funiculaire de Montmartre, du train Corail, de l’escalier hélicoïdal Module M400 ou encore du téléviseur Téléavia P111. Toute une époque ! Jusqu’au 8 janvier. Musée des Arts Décoratifs, 107 rue de Rivoli, Paris 1 (01 44 55 57 50).

Entre janvier et mai 2016, la plasticienne Nelly Maurel a recopié le trajet qu’Antonin Artaud avait fait entre 1936 et 1937, la menant à Cuba, au Mexique, à Dublin en passant par les îles Aran. Elle y a récolté des histoires d’aujourd’hui, qu’elle présente à travers une sélection de matériaux, souvenirs, objets... Elle a fabriqué des œuvres référentes à l’affaire oubliée des objets perdus d’Antonin Artaud, dont il ne reste aucune trace visuelle et dont il n’existe, en dehors des livres, aucune preuve de l’existence. Jusqu’au 20 septembre. Galerie Susse Frères. 56-62 galerie de Montpensier, Paris 1er. (01 42 61 05 75)