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La Bourse : les clés du succès
Rentabilité annuelle des actions
Sur 5 ans (1998-2003) : 1,80 %. Sur 10 ans (1993-2003) : 7,60 %. Sur 15 ans (1988-2003) : 9,10 %. Sur 20 ans (1983-2003) : 14,50 % (source : Euronext, Fininfo, Olap).

La Bourse : les clés du succès

La Bourse : les clés du succès

 

La Bourse : les clés du succès

Le placement d’une partie de son patrimoine en bourse peut s’avérer très lucratif mais aussi très hasardeux. Là également, patience et longueur de temps sont des vertus indispensables ! Par Gilbert Gay-Parme

La Bourse est un marché public où s’effectuent des transactions sur des valeurs, des marchandises ou des services. Le cours des valeurs est fixé chaque jour sur le marché en fonction de l’offre et de la demande des titres. Bien sûr, objectivement, le prix d’achat devrait refléter la valeur boursière d’un bien, d’un service ou d’une entreprise à un instant précis mais aussi anticiper sa valeur future. La réalité est tout autre. Surtout depuis l’arrivée des nouvelles technologies de l’information et de la communication, objets de toutes les spéculations. Les fortunes réalisées de manière fulgurante à la fin des années 80 ont ainsi fait tourner plus d’une tête. Mais le couperet est tombé en 1990 : la bulle Internet a explosé et de nombreux épargnants y ont perdu tout leur pécule. Ceux-ci avaient oublié que la bourse n’est pas un jeu de hasard auquel on gagne à tous les coups. Et surtout, ils n’avaient pas suivi quelques précieux conseils qui leur auraient permis de sauver leurs plumes.

Investir à long terme
Investir en bourse est un acte d’engagement rationnel. Placer une partie de son patrimoine en actions nécessite donc une ligne de conduite logique et une excellente information sur la valeur réelle, hors bourse, de l’entreprise cotée. La décision d’achat ou de vente d’actions doit être prise au bon moment, autrement dit uniquement en fonction du marché et de la valeur objective d’une entreprise et non pas de ses besoins ou envies personnels. La règle de base est d’investir à long terme. Il ne faut pas succomber aux effets d’une conjoncture morose sur les cours de la Bourse. Pour cela, il ne faut réserver aux placements boursiers que la partie de ses liquidités dont on est sûr de ne pas avoir besoin d’ici quelques années.

Attention aux effets de masse
L’investisseur en Bourse est un homme seul, libre de ses décisions d’achat ou de vente de ses titres. Mais, comme le disait le sociologue Veblen : « l’homme est un animal social. Ses comportements, ses besoins, ses désirs sont fortement influencés par les membres du groupe auquel il appartient ou auquel il souhaite appartenir. » Alors, placer en bourse c’est entrer dans un nouveau monde influencé par les rumeurs, les manipulations, les émotions et les spéculations de chacun. Ce n’est pas toujours la valeur réelle d’une entreprise qui fait tourner la roue de la fortune, mais plutôt l’humeur des spéculateurs. A ce titre, les sociétés de Bourse ont d’ailleurs intégré des modèles comportementaux pour anticiper la manière dont les investisseurs agissent et raisonnent en Bourse en fonction de la conjoncture. Car ils le savent bien, dès que la Bourse connaît des soubresauts, à la hausse comme à la baisse, ou de grandes incertitudes conjoncturelles, la fièvre gagne les joueurs et la rationalité cède sa place à l’émotion, voire à une réaction de suiveur.

Quelques facteurs clés de succès
Les professionnels de la gestion boursière sont unanimes : le respect de quelques règles fondamentales permet toujours à moyen ou long terme de préserver le capital investi. Ces principes sont basés sur l’étude de plusieurs dizaines de valeurs boursières, tout secteur confondu, et cela durant plusieurs années. Le capital investi en bourse doit pouvoir être immobilisé durant plusieurs années. La composition du portefeuille idéal est répartie entre douze valeurs différentes au minimum. Les références historiques sont toujours de bonnes références (rendements moyens, ratios de valorisation sectoriels…). Le recueil d’informations Objectives s’avère indispensable à la prise de décision (lui seul permet d’éviter de suivre les mouvements infondés à la baisse ou à la hausse). Il ne faut pas avoir peur de vendre avec une perte limitée si les perspectives ne sont pas bonnes. La séquence est toujours identique, après une baisse, les cours remontent et parfois plus haut et cela à une seule condition : si les perspectives mondiales, le bilan et les profits d’une entreprise sont bons. Le cours des grandes valeurs se calque, la plupart du temps, sur la conjoncture internationale ; les petites sociétés cotées sont celles qui présentent le plus grand risque mais aussi les plus fortes perspectives de croissance. Les valeurs technologiques, fortement spéculatives et volatiles, doivent rester réservées aux connaisseurs avisés de ces secteurs spécialisés. Enfin, dès que la plus-value atteint 15 ou 20 %, il convient d’envisager sérieusement la vente de ses actions.

la bourse sans risque
De nombreux placements financiers proposent d’investir en Bourse en toute sécurité. Il s’agit des PEP, autrement dit de fonds à capital et à rémunération garantis. Ce sont généralement des parts de SICAV ou de Fonds Commun de Placement (FCP). Conformément à la législation en vigueur, l’organisme gestionnaire est dans l’obligation de rembourser à l’investisseur la totalité de ses versements au terme de son contrat, généralement huit ans. Un taux d’intérêt minimal est proposé à la signature du contrat et, lui aussi, garanti jusqu’à l’échéance. Bien sûr, seules les valeurs les plus sécuritaires sont sélectionnées dans le cadre de ces placements.

Par Gilbert Gay-Parme